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Les Belles Dames, la vieillesse (presque) sans soucis

Dernière mise à jour : 24 mai

Les années ne leur ont ôté ni leur humour, ni leur coquetterie, ni leur franc parler. Elles, ce sont "les belles dames", ces trente femmes qui ont élu domicile dans un lieu pas comme les autres : la résidence Dosne. Plongée dans un univers feutré, filmé par les réalisateurs Marion Lippmann et Sébastien Daguerressar.


Les belles dames
Crédits : France tv | 25 nuances de doc.

Quand le documentaire est tourné, elles sont trente. Trente femmes issues de l’aristocratie ou de la grande bourgeoisie française. Ces "belles dames", qui donnent leur nom au documentaire réalisé par Sébastien Daguerressar et Marion Lippman, petite-fille de l’une d’entre elles, ont choisi pour leurs vieux jours un lieu pas comme les autres : la résidence Dosne.


Créée il y a plus de cent ans pour "accueillir des dames, filles ou veuves de militaires ou de hauts fonctionnaires", la résidence avait alors pour objectif d’offrir à ces dames, en particulier à "celles ayant subi des revers de fortune", "un foyer digne, hospitalier, confortable, élégant et protecteur pour leur permettre de vivre paisiblement leur grand âge". Joli projet, n’est-ce pas ?

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Ici, l’argent n’est pas un sujet puisqu’on n’en manque pas. Mais ce serait faire un mauvais procès à ces dames et au film que de les réduire à une histoire de sous.


Une histoire de femmes


Au fil du documentaire, on découvre les témoignages de femmes fortes, touchantes et au caractère souvent bien trempé. Toutes partagent quelque chose d’intime et d’universel. La grand-mère de la réalisatrice raconte qu’elle fait son entrée dans la résidence après la mort de son mari, un homme qu’elle a choisi bien qu’il soit juif, à une époque où "les bons bourgeois étaient la plupart du temps antisémites". Une autre femme revient sur le choix qu’elle dû faire entre son mari et sa passion, la danse. "Ça a été un peu difficile, mais je ne regrette pas", confie-t-elle face caméra.


Une autre encore, raconte comment ses parents l’ont "littéralement casée" quand un officier de l’armée la demande en mariage. "Au mois d’avril j’étais fiancée, au mois de mai j’étais mariée et 9 mois après j’étais mère de famille", explique-t-elle en tapant dans ses mains comme pour signifier la rapidité avec laquelle les événements se sont succédés.


Les rapports entre hommes et femmes occupent une place centrale dans Les Belles Dames. C’est d’ailleurs l’arrivée imminente d’un homme dans un lieu jusqu’alors réservé aux femmes qui donne prétexte à la réalisation du documentaire. Sa présence perturbera-t-elle la paix qui règne dans la résidence ?


La vi(eillesse) est belle


Déclaration d’amour à la grand-mère de la réalisatrice et plus largement, à toutes ces femmes qui ont posé les jalons d’une vie plus libre et heureuse, Les Belles Dames nous montre un autre visage de la vieillesse. Une vieillesse sereine, légère, sans soucis… ou presque. Et si en creux, ce documentaire nous invitait à interroger les conditions d’une belle vie, à tous les âges ?


Pour visionner le film, rendez-vous sur Youtube. Et pour en savoir plus sur la résidence Dosne et son projet social : https://www.dosne.org/.


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